Kapitel VIII. Die Panoramas und Reliefs.

 

75. Das Pfyffer'sche Relief.

„Si nous regardons comme chef-d'oeuvre l'exécution en relief de la plus grande partie des plans de la République",
sagte Geniehauptmann Joseph Virvaux in einem am 18 Pluviôse XI (1803 II 7) aus Luzern erstatteten Rapporte an General Ney (1),
„comment devons nous considérer le plan du Général Pfyffer qui, avec une échelle infiniment moindre, a rendu les objets avec une égale vérité, qui n'a pas eu à exprimer une partie de terrain facile, mais à représenter une étendue considérable du terrain le plus varié, le moins aisé à parcourir, lever et figurer? —

Ce plan a exactement la forme parallelogrammique, et Lucerne se trouve à peu près à l’intersection des deux diagonales. Le plus grand côté est de 6,61 m., l'autre est de 3,89 m. Ayant fait de vaines recherches pour me procurer l'échelle dont le Général s'est servi, j'ai été obligé de la déterminer, et je crois qu'elle est sensiblement de 8 cm. pour 1000 m. (2), d'où il résulte que la surface du modèle représente une étendue de 4’083’718’790 mètres quarrées. (3)

Ce modèle, pour la facilité de l'exécution et du transport, est divise en compartimens au nombre de 42, tous numérotés et solidement assemblés. Ces compartimens varient de forme et de grandeur suivant que le terrain varie lui-même et offre des raccordemens plus ou moins faciles.
La masse générale est formée d'un mastic, composé principalement de char-bon et de bois pulvérisé, de chaux, d'argile et de fer. Le tout est revêtu d'une couche de cire colorée convenablement, souvent recouverte elle-même par d'autres substances telles que du drap, de la mousse, de la houille, des débris de rochers jetés, etc., substances imitatives ou vraies des objets à représenter
(4). —

Les dimensions verticales n'y sont pas observées avec moins de rigueur que les dimensions horizontales; la hauteur de chaque montagne a été mesurée avec soin et rapportée avec exactitude sur le modèle d'après l'échelle qui est a peu près de l cm. pour 100 m. La carte, ou la projection horizontale du plan en relief que je joins à ce Rapport, a été rédigée par le Général Pfyffer, il est même probable qu'elle résulte des cartes partielles dont il s'est servi pour l'exécution de son modèle; ainsi elle a toute l'exactitude que l’on peut désirer. J'ai donc crû devoir me dispenser d'offrir un croquis qui lui serait inférieur." —

Es wird leider von Virvaux nicht mit Bestimmtheit ausgesprochen, ob die Karte, welche er nach Paris sandte, eine wirkliche Originalkarte von der Hand Pfyffer's war, oder das im Handel unter dem Titel:
„Carte en Perspective du Nord au Midi d'après le Plan en Relief et les Mesures du Général Pfyffer, réduit sous son inspection à 150 Toises de France par Ligne. Par Jos. Clausner Graveur a Zoug"
erschienene Blatt von 64 auf 80 cm., von welchem noch nach dem Tode von Clausner (5) in Basel durch Mechel ein neuer Abdruck mit dem nicht ganz unschuldigen Zusatz zum Titel „Publié par Chr. de Mechel a Basle en 1799" veranstaltet wurde. Mir lag dagegen, da ich auf dem Relief nicht wohl Abmessungen machen konnte, zur Prüfung der Genauigkeit der Anlage nur dieser Stich vor, der nicht besonders schön ausgeführt ist, mich dagegen mit ziemlicher Sicherheit erkennen liess, dass Pfyffer zur Grundlage s. Arbeit wirklich eine Reihe von geometrischen Bestimmungen gemacht haben muss (6). —

Für das Auge hübscher als die Clausner'sche Karte, dagegen an und für sich von geringerm Werthe, ist die von Dunker (7) auf einem Blatte von 65 auf 41 cm. ausgeführte Zeichnung, welche unter dem etwas langathmigen Titel ausgegeben wurde:

„Plan perspectif d'une grande partie des Cantons de Lucerne, d'Uri, de Schweitz, d'Underwalden, de Zoug et de Glaris, avec la frontière de celui de Berne, d'après le dessein géométrique fait par M. Pfiffer, Lieutenant-général des armées du Roi.

Les distances des montagnes, des clochers et d'autres objets sont exactement mesurées d'Orient en Occident sur une échelle de 88 t par ligne du pied de roi. L'on s'est proposé que le voyageur se reconnoisse partout, en donnant ce plan qui est le seul qui puisse avoir été fait en ce genre, puisque l’on ne peut de nulle part découvrir une si grande étendue de païs avec tout le détail qu'il contient, que d'après ce relief qui est le tableau de la nature même, ce dessein représente cent lieues quarrées. — Dessiné par B. A. Dunker en 1777. — Gravé par Née et Masquelier" (8).


Wahrscheinlich ist ein ähnliches Blatt von 61 auf 41cm., welches Mechel 1786 zu Basel herausgab, ebenfalls eine Nachbildung der Dunkers'chen Zeichnung. —

Der überwältigende Eindruck, welchen die ungewöhnliche Leistung von Pfyffer auf sachkundige Zeitgenossen machte, geht zwar aus dem bereits Beigebrachten genugsam hervor; aber dennoch mögen noch die für den Verfertiger so ehrenvollen Worte mitgetheilt werden, in welchen sich Saussure darüber aussprach (9). Nachdem derselbe sich über die so eben besprochenen Blätter von Clausner und Dunker in anerkennender Weise geäussert und für genauere Kenntniss des Reliefs auf dieselben verwiesen hat, fährt er nämlich fort:

„Je me contenterais donc de dire, qu'après avoir parcouru et observé avec une attention peu commune, les montagnes du St Gothard, celles de l'Engelberg et les bords du lac de Lucerne, j'ai revu trois fois avec une satisfaction toujours plus grande le fidèle et magnifique ensemble que présente le relief de M. Pfyffer, et que j'éprouvai en le contemplant un plaisir, que je ne puis comparer qu'a celui que m'ont donné les vues du Mont-Blanc et du Cramont." —

Ueber die spätem Schicksale des Reliefs erfahren wir zunächst aus dem bereits benutzten Rapporte von Virvaux, dass dasselbe laut Testament von General Pfyffer nach dessen Tode an „Jos. Bernard Pfyffer son gendre" kam, und dass derselbe nicht ungeneigt war es der französischen Regierung gratis zu überlassen, sobald sie die von 1797 bis zum Tode des Generals aufgelaufenen Pensionsgelder im Betrage von 96418 L. ausbezahlt haben werde, — eine Abmachung, welche Virvaux mit den Worten befürwortete:

„N'oublions pas que le Général Lecourbe a consulte avantageusement ce modèle lors de l'expédition des Russes qui s'imaginaient qu'après avoir franchi les alpes, ils se trouveraient dans un pays de plaine ou la connaissance du terrain serait de nul intérêt.

Leur erreur jointe aux données vraies et à l'activité du Général Lecourbe les a forcé de passer dans des lieux qui n'avaient jamais été frayés, et où ils ont fait, en tout genre, des pertes considérables.—

Les Français ont aujourd'hui parcouru le pays représente par ce modèle à tant de reprises différentes, qu'il est, je pense, inutile de le leur offrir en relief; mais de ce que ce modèle ne leur est plus nécessaire, il n'est sans doute pas indifférent que le Gouvernement français s'oppose à ce qu'un autre Gouvernement l'ait à sa disposition.

II est vrai qu'il en existe une Carte gravée, assez bien figurée pour qu'une personne, habituée y lire avec facilité, en prenne du terrain une connaissance suffisante (10), mais elle en acquerrait encore une supérieure et plus prompte en ayant ce modèle sous les yeux. D'ailleurs c'est, il me semble, en ce genre l'ouvrage le plus précieux; il ne pourrait que bien figurer dans la collection que nous en avons."

Zu gutem Glücke wurde jedoch diese Abmachung, welche uns für immer ein classisches Kunstwerk entführt hätte, nicht sanctionirt (11), — das Relief blieb bei der Familie, bis es 1865 von Med. Dr. Pfyffer-Segesser, dem es durch Erbe zugefallen war, der Corporation Luzern zu Händen der Bürgerbibliothek geschenkt wurde, die es sodann 1873 lehensweise dem Besitzer des .Gletschergartens gegen den kleinen Jahreszins von 50 Fr. abtrat (12).